• Anaïs

Comment se concentrer pour étudier ? Découvre nos 10 conseils !

Mis à jour : mai 25


Toi aussi tu as parfois le sentiment que tout sauf ton cours semble t'intéresser? Ou la fâcheuse tendance à te retrouver à regarder le plafond au lieu d'étudier? C'est un problème auquel de nombreux·ses étudiant·es sont confronté·es! Nous allons t'expliquer d'où vient ce problème et comment y remédier! La concentration, également appelée attention sélective, détermine grandement ta productivité lorsque tu te mets au travail. C’est une véritable condition sine qua non afin d’être efficace dans son travail.


Afin de mieux comprendre le fonctionnement de ta concentration, on te propose de commencer par un petit test. Suis attentivement les consignes énoncées dans la vidéo ci-dessous.



C'est épatant hein? En fait, ce petit test nous permet de comprendre à quel point notre attention est subjective et modulable. Ce qui signifie que tu peux clairement orienter ta concentration et l'améliorer. Dans cet article, nous allons donc attirer... ton attention sur 10 conseils qui te permettront de travailler ton attention sélective afin d'être concentré dans ton étude.


DÉCOUVRE NOS 10 ASTUCES AFIN DE RESTER CONCENTRÉ·E LORSQUE TU ÉTUDIES


  1. Identifier le bon moment de la journée pour étudier

  2. Savoir estimer le niveau de concentration selon la tâche

  3. La méthode des 6 passages

  4. Se créer un environnement idéalement conçu pour étudier

  5. Mettre en place des routines

  6. Prendre conscience de son état d'esprit avant de s'y mettre

  7. Connaître son temps maximal de concentration

  8. La méthode Pomodoro

  9. Bien choisir son support de travail

  10. S'y mettre!


Comme tu dois donc t’en douter, l’attention détermine grandement ta productivité lorsque tu te mets au travail. C’est la condition « sine qua non » afin d’être efficace dans son travail et ses études.
L’attention détermine ta productivité lorsque tu te mets au travail

1. IDENTIFIER LE BON MOMENT DE LA JOURNÉE POUR ÉTUDIER


Le cortisol connaît diverses variations au cours de la journée et détermine notre état d'éveil. Par exemple, cette hormone est présente en grande quantité le matin. Par conséquent, travailler le matin présente l’avantage que ton cerveau peut mobiliser beaucoup de concentration. Se plonger dans une tâche un peu plus assidue le matin est intéressant et bénéfique, c’est en principe le moment où tu es le plus éveillé. De plus, en étudiant le matin, tu auras la satisfaction d’avoir accompli une tâche importante voire l’un de tes objectifs prioritaires en début de journée. Naturellement, se lever tôt pour travailler (vers 7h30-8h par ex.) n'est réellement intéressant que si la personne dort suffisamment.


En revanche, pendant l’après-midi, vers 14h, le niveau d’alerte tonique (= niveau d’éveil général) a tendance à légèrement diminuer. Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas travailler, mais simplement que ton niveau d'éveil sera un peu moins élevé. Prends donc cela en compte, tu peux te consacrer à des tâches moins fatigantes, faire des pauses plus régulièrement entre 14h et 16h, ou en profiter pour prendre un peu l'air à ce moment-là. L'après-midi est justement un moment idéal pour faire des outils de travail (des fiches, des tableaux, etc.). Cela te permettra ensuite de retrouver la concentration nécessaire pour poursuivre la journée d'étude.


Et le soir alors? Est-ce un moment idéal pour se concentrer? Dans notre article "Comment surmonter le stress des examens ?" nous avions évoqué le fait que le rôle du sommeil en tant que véritable consolidateur pour ta mémoire. Réviser le soir peut donc avoir l’avantage de mieux imprimer la matière dans la mémoire.


Attention réviser ici signifie relire une partie de cours qui a déjà été étudiée, découvrir de la nouvelle matière risque de te maintenir éveillé


Nous constatons par ailleurs que beaucoup d’étudiants pensent qu’ils travaillent mieux le soir, or il a été démontré qu’un travail actif est, tout autant, voire plus bénéfique le matin.

L'élément clé à retenir dans tout ça, c'est que tu peux adapter ton horaire en fonction de tes besoins, du niveau de cortisol etc., MAIS il est essentiel de dormir suffisamment. Être privé·e de sommeil risque de générer de la fatigue le lendemain et impacter négativement ta concentration quand tu étudies.


2. SAVOIR ESTIMER LE NIVEAU DE CONCENTRATION SELON LA TÂCHE


Avant de s'y mettre, il est intéressant d’estimer le niveau de concentration nécessaire pour l’accomplissement de chaque tâche. Pour t’aider à réaliser cela, nous te proposons de faire la grille d’Eisenhower, puis d’indiquer la difficulté et la quantité de travail requises pour chaque tâche. Tu pourras alors répartir les tâches tout au long de la journée selon leur difficulté, longueur, urgence et importance. Clarifier ces éléments te permettra d’y voir plus clair et de favoriser ta concentration.


Savoir rendre son travail plus digérable

Une fois que tu connais les critères des tâches à accomplir, il est intéressant de savoir trier et parcelliser ses tâches afin de rendre le travail plus digérable. Ce qui te permettra forcément d'être mieux concentré·e. Comme tu le verras plus tard dans l'article, nous disposons de capacités de concentration limitées et c'est important de le prendre en compte. Répartir ses tâches dans le temps a l'avantage d'améliorer la concentration et de favoriser l'intégration des informations dans la mémoire. Par exemple, si je verse l’entièreté de ma cruche d’eau sur mon éponge d'un coup, il est fort probable qu’une partie de l’eau déborde sur les côtés… Par contre, si je verse l’eau progressivement, l’éponge finira par tout absorber ! Cette analogie permet de comprendre comment ton cerveau (l’éponge) fonctionne face aux informations à retenir (l’eau).


Par exemple, si je verse l’entièreté de ma cruche d’eau sur mon éponge, il est fort probable qu’une partie de l’eau déborde sur les côtés… En revanche, si je verse l’eau progressivement, l’éponge finira par tout absorber !
Parcelliser les tâches va rendre ton travail plus digérable et t'aider à mieux te concentrer pour étudier.

3. LA MÉTHODE DES 6 PASSAGES


La méthode des 6 passages a été développée par Stéphanie Péters sur base de recherches scientifiques récentes et permet notamment d'améliorer sa concentration. Le livre qu'elle a écrit s'adresse dans un premier temps aux adolescents, mais une pléthore d'informations peut intéresser les étudiant·es du supérieur!

6 passages pourraient favoriser la réussite de ses études, les voici :

  1. Être attentif en cours : l'étude commence déjà au moment de se rendre au cours!

  2. Se poser des questions

  3. Créer ses outils de travail (tableaux, fiches, synthèses, etc.)

  4. S’entraîner (répéter à voix haute, cacher des informations dans les notes, etc.)

  5. Se vérifier et s'auto-évaluer (faire les examens des années antérieures, etc.)

  6. Bien dormir

N'hésite pas à appliquer cette démarche pour chacun de tes cours. Appliquer cette méthode va certainement optimiser ton travail, développer ta concentration et augmenter tes chances de réussite !


4. SE CRÉER UN ENVIRONNEMENT IDÉAL POUR ÉTUDIER


L’environnement dans lequel on travaille a un impact conséquent sur la concentration. Globalement, il est recommandé d'être dans un environnement calme lorsque tu étudies, mais si tu crées des outils tu peux tout à fait faire cette tâche en bibliothèque par exemple.


L’environnement de travail susceptible de déconcentrer est propre à chacun·e. Certain·es étudiant·es aiment écouter de la musique tandis que d’autres ne se concentreront que dans le calme absolu. Certain·es arriveront mieux à se concentrer seuls, alors que d'autres préféreront travailler dans un lieu public comme en bibliothèque.


En tout cas, quel que soit ton environnement de travail idéal (c.-à-d. l'environnement de travail au sein duquel ta concentration est optimale), il est essentiel d'établir une frontière claire entre les moments de détente et de travail. Si c'est difficile pour toi, il vaut mieux être efficace sur un temps plus court et prendre des pauses un peu plus régulièrement.


Pour le reste, c’est à toi de choisir ton environnement, même s’il est recommandé de travailler dans une pièce dédiée aux études avec le moins de distractions possible.


5. METTRE EN PLACE DES ROUTINES

À l'environnement de travail en tant que tel, on pourrait y ajouter les différentes routines associées au travail. Ce point est particulièrement pertinent en ce moment même, alors que les cours sont donnés à distance. Par exemple, nous te recommandons de mettre en place une routine pour t'encourager à travailler (ex. faire une tisane en écoutant un morceau de musique). Ce qui aura le bénéfice de marquer le fait que tu entres dans une période de travail et de t'aider à te concentrer pour étudier. De plus, c'est quand même plus encourageant de démarrer une journée de travail avec un petit plaisir! Tu peux également instaurer des routines pendant tes pauses ou le soir, après ta journée de travail. Ces routines peuvent jouer le rôle de "récompense" (ex. regarder 20 minutes de ta série préférée, aller faire une promenade au coucher du soleil, etc.).


6. PRENDRE CONSCIENCE DE SON ÉTAT D'ESPRIT AVANT DE S'Y METTRE


Pour optimiser ses capacités de concentration, il est important de prendre conscience de son état d'esprit. Es-tu capable de mobiliser ton attention en ce moment ? Si tu réponds non à cette question, il est probable que tu ne sois pas totalement réceptif·ve à intégrer de nouvelles informations. À l’inverse, es-tu trop réceptif à ce qu’il se passe autour de toi ? Si oui, cela signifie que tu as peut-être des difficultés à inhiber ce qui se passe autour de toi. L’inhibition te permet d’étudier en jouant le rôle d’un « isolant » à l’environnement extérieur, aux bruits, etc. En d'autres mots, si tu te mets à bosser lorsque tu es trop ou pas assez réceptif·ve, tu risques peut-être de ne pas être concentré·e de façon optimale. Nous pouvons donc te suggérer de prendre une feuille et faire une sorte d'état des lieux : pourquoi es-tu trop ou trop peu réceptif·ve? Que peux-tu mettre en place pour libérer ton esprit ou prendre du recul avec ton environnement?


Il est important de prendre conscience de son état d'esprit pour optimiser ses chances et ses capacités de concentration.
Être conscient·e de son niveau d'inhibition et de réceptivité est essentiel

Autre conseil : avant de démarrer ton travail, tu peux faire de la pleine conscience pour t’entraîner à lâcher prise et à reprendre le contrôle de tes pensées. Tu pourras probablement mieux te concentrer une fois détendu·e. Voici un site qui propose différentes méditations de pleine conscience. Tu peux ensuite te concentrer sur les points abordés plus haut concernant la préparation de son environnement de travail.


7. CONNAÎTRE SON TEMPS MAXIMAL DE CONCENTRATION


Il y a quelques années, une étude a mis en évidence que travailler de nombreuses heures n'est pas nécessairement synonyme de réussite. Il est essentiel de travailler un certain nombre d'heures, mais il n'est pas forcément recommandé de faire un maximum d'heures de travail. Ton objectif est donc plutôt de rendre ton travail le plus efficace possible. Pour cela, l’outil SCORE peut t'aider à analyser la situation et atteindre cet objectif.


Le temps de travail optimal varie considérablement entre les différentes personnes (et parfois même dans le temps). Pour t’aider à connaître ton temps de concentration, chronomètre-toi en train d'étudier et observe le moment où tu atteins ce qu’on appelle le « seuil de flânerie ». C'est-à-dire le moment à partir duquel tu commences à regarder ailleurs, à décrocher du cours, etc. On te suggère donc de prendre une pause lorsque tu atteins ce seuil. Le temps chronométré correspond donc à ton temps moyen de concentration. Il est possible que ce seuil évolue, peut-être que tu seras capable de travailler pendant 1h30 et seulement pendant 40 minutes le lendemain. Dis-toi que chaque jour tu fais des "sauts de dauphins" tu ne dois pas toujours être au top de ta performance et c'est OK comme ça!


À noter que, lorsque tu travailles, tu as 3 « batteries » : physique, mentale et émotionnelle. Lorsque tu fais une pause pour pouvoir ensuite te reconcentrer, il est important d’identifier quelle est la batterie qui a besoin d’être rechargée afin de récupérer durant ta pause et par conséquent, être prêt·e pour la plage de travail suivante.


8. LA MÉTHODE POMODORO


Si tu recherches plus de structure, tu peux également appliquer la technique Pomodoro. Cette méthode consiste à travailler par 4 périodes de 25 min (et 5 min de pause entre chaque plage) et à faire une pause plus longue toutes les 4 périodes (temps variable entre 20 et 40 min).

Cette méthode consiste à travailler par 4 périodes de 25 min (et 5 min de pause entre chaque plage) et à faire une pause plus longue toutes les 4 périodes (temps variable entre 20 et 40 min).
Cette méthode consiste à travailler par 4 périodes de 25 min

De nombreuses applications proposent cette méthode, le timer peut aussi être modifié si tu veux changer le temps de travail ou de pause. Qu'on utilise la méthode Pomodoro ou non, ces applications sont un excellent outil de travail pour mieux se concentrer.

Cela dit, l'avantage de la méthode Pomodoro est de pouvoir planifier tes tâches et de réellement voir l'avancée dans son travail (il faut choisir la tâche qu'on va accomplir avant de commencer puisque la plage ne dure que 25 minutes). C'est donc motivant et bénéfique pour la concentration.


9. BIEN CHOISIR SON SUPPORT DE TRAVAIL


Pour commencer, on peut déjà te suggérer de minimiser le nombre de supports sur lesquels tu travailles - dans la mesure du possible -. Si tu étudies sur plusieurs synthèses en parallèle, cela signifie également qu'il y aura plus à retenir en termes de structure, de contenu, etc. Ce n'est donc pas la stratégie la plus efficace. Bien sûr, il est parfois nécessaire d'étudier sur plusieurs supports à la fois (cours de droit ou d'anatomie), mais on t'invite à être la·le plus parcimonieux·se possible!


Feuilles de papier ou écrans, quel est le meilleur support de travail pour éviter toute déconcentration ? On pourrait penser que travailler sur un écran est plus néfaste en raison d’une charge cognitive, mais ce n’est pas le cas. Globalement, les deux supports ont leurs avantages. À titre d’illustration, des études démontrent qu’étudier sur papier peut donner lieu à une meilleure mémorisation, tandis que les écrans sont un outil excellent lorsqu’on a besoin de retrouver des passages spécifiques dans un texte ou encore grâce à la richesse technologique et informative qu’ils nous donnent pour notre travail.


Pourquoi diabolise-t-on tant les écrans ?

Le problème principal réside dans le fait que les écrans constituent une véritable addiction et une grande source de distraction. En effet, une personne qui travaille avec son téléphone à portée de main a tendance à se déconcentrer au bout de 40 secondes en moyenne...


Le support de travail est donc à choisir selon tes besoins et ta capacité à éviter les distractions proposées par les écrans. Différentes applications ou paramètres directement sur les écrans peuvent t’aider à régler ton temps d’écran ou ton temps de pause pendant que tu travailles. Tu peux donc mettre un cadre et fixer une heure maximale pour les activités liées aux écrans.


10. S'Y METTRE


Parfois il faut simplement "se mettre dans le bain"...On constate souvent que le début d'une tâche, qui demande de la concentration, est difficile, mais, une fois les premières minutes passées, on a tendance à continuer sur sa lancée. Si tu as des difficultés à commencer une tâche parce que tu ne parviens pas à te concentrer, tu peux faire une plage de 15 minutes de travail. Cela met moins de pression et la personne a souvent tendance à dépasser les 15 minutes, ce qui est valorisant. Enfin, nous sommes tou·tes différent·es, nous avons des capacités de concentration différentes et c'est OK comme ça. L'essentiel est d'apprendre à jongler avec les ressources dont on dispose, c'est ce qui amène à être efficace dans son travail.